Jean Laborde
Reportage de Régis MICHEL et Yvon BODIN
Jean Laborde est un aventurier méconnu qui eut une grande influence sur la monarchie merna de Madagascar au 19e siècle. Rescapé d'un naufrage sur les côtes de l'île, il rencontre la reine Ranavalona I qui le met au défi de créer des manufactures. Séduite par quelques produits de l'industrie européenne, elle voulait en effet apprendre aux Malgaches l'art de les fabriquer. N'ayant aucune connaissance approfondie de mécanique, d'industrie, ni de chimie, il fit venir des livres et, tout en se formant lui-même, devenant ingénieur, architecte et chimiste, il forma des ouvriers et créa de toutes pièces la ville industrielle de Mantasoa, à 40 kilomètres environ de Tananarive. Très vite on y fabrique du fer, de la faïence, du verre, du papier... Laborde s'imposa ainsi à la souveraine et devint un personnage important. C'est également lui qui, dans cette contrée fertile en orages, mit le premier paratonnerre sur une maison. Son activité s'étendit à l'agriculture. Les boeufs malgaches furent rapidement dressés au labour et au charroi. Il fit venir des vaches normandes et bretonnes, et même un troupeau d'antilopes. Sur son initiative, on importa des arbres à fruits d'Europe. Soupçonné avec d'autres européens d'avoir trempé dans un complot, il doit quitter l'île en 1857 et n'y revient qu'en 1861, après l'avènement du jeune Radama II. Mais il n'est pas question de ranimer les usines de Mantasoa. Cette seconde partie de la carrière de Jean Laborde fut consacrée à la diplomatie. Il devint consul de France à Madagascar et consacra à cette nouvelle tâche son activité et son influence. Il meurt dans l'île en 1878 et repose dans un tombeau qu'il s'est lui-même fait bâtir à Mantasoa. A sa mort, son héritage est confisqué et donné aux jésuites. Que reste-t-il aujourd'hui de son influence ?
Jean Laborde est un aventurier méconnu qui eut une grande influence sur la monarchie merna de Madagascar au 19e siècle. Rescapé d'un naufrage sur les côtes de l'île, il rencontre la reine Ranavalona I qui le met au défi de créer des manufactures. Séduite par quelques produits de l'industrie européenne, elle voulait en effet apprendre aux Malgaches l'art de les fabriquer. N'ayant aucune connaissance approfondie de mécanique, d'industrie, ni de chimie, il fit venir des livres et, tout en se formant lui-même, devenant ingénieur, architecte et chimiste, il forma des ouvriers et créa de toutes pièces la ville industrielle de Mantasoa, à 40 kilomètres environ de Tananarive. Très vite on y fabrique du fer, de la faïence, du verre, du papier... Laborde s'imposa ainsi à la souveraine et devint un personnage important. C'est également lui qui, dans cette contrée fertile en orages, mit le premier paratonnerre sur une maison. Son activité s'étendit à l'agriculture. Les boeufs malgaches furent rapidement dressés au labour et au charroi. Il fit venir des vaches normandes et bretonnes, et même un troupeau d'antilopes. Sur son initiative, on importa des arbres à fruits d'Europe. Soupçonné avec d'autres européens d'avoir trempé dans un complot, il doit quitter l'île en 1857 et n'y revient qu'en 1861, après l'avènement du jeune Radama II. Mais il n'est pas question de ranimer les usines de Mantasoa. Cette seconde partie de la carrière de Jean Laborde fut consacrée à la diplomatie. Il devint consul de France à Madagascar et consacra à cette nouvelle tâche son activité et son influence. Il meurt dans l'île en 1878 et repose dans un tombeau qu'il s'est lui-même fait bâtir à Mantasoa. A sa mort, son héritage est confisqué et donné aux jésuites. Que reste-t-il aujourd'hui de son influence ?
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